Voilà la présentation d'une des plus longues (et plus gratifiantes) étape de ce chantier : les enduits intérieurs, ou comment cacher ces brins de paille que l'on ne saurait voir (plus longtemps).
Tout d'abord, l'arrivée de la terre (qui avait été livrée en septembre dernier).
Pour la stocker, il est souhaitable de la bâcher pour éviter que le soleil ne la fasse sécher. Il ne faut pas hésiter à l'arroser quand on voit qu'elle durcit...
Et le but du jeu est de mettre le contenu de ce camion en position verticale dans la maison...
Il faut d'abord préparer les murs. Une fois le mur arasé à la disqueuse (pour couper les bosses), on applique un torchis au niveau des montants et des liteaux horizontaux entre les bottes.
On procède comme pour le chaux-paille, un mélange très fibré que l'on banche à la taloche en montant au fur et à mesure... et ça colle !
Ensuite, on shampouine les bottes de paille à l'aide d'une barbotine de terre avec un peu de sable fin. Il faut bien frotter pour que ça rentre bien dans la paille.
Et on change alors complètement l'atmosphère du chantier.
Et le but est de créer une accroche très solide pour les corps d'enduit, qui sont très lourds et qui, si ça ne tenait qu'à eux, ne demanderaient qu'à choir bruyamment au sol.
Voilà donc le résultat :
Malgré le soin apporté au dressage des murs lors de la pose des bottes de paille, il y a inévitablement des creux et des bosses. Les bosses ont déjà été rabotées, mais les creux (parfois de plusieurs centimètres), doivent être rebouchés avec le corps d'enduit.
Pour éviter les chûtes dues aux trop fortes épaisseurs, on a, par endroit, dû mettre des chevilles de bois plantées dans la paille pour supporter l'enduit.
Sans oublier, bien sûr, des clous sur les bouts de bois...
La suite bientôt...

Derniers Commentaires